Identité ? Présentation du 40ème numéro de la revue.


                      




• Le texte : Simone Weil : L’enracinement. « Toutes les fidélités, tous les attachements sont à conserver »











LES AUTEURS DU NUMÉRO


• Louis Baladier. Inspecteur général honoraire de l’Éducation Nationale, agrégé de l’Université, docteur d’État ès lettres et sciences humaines. Collabore à de nombreuses revues de littérature. Il a notamment publié récemment des essais sur Montherlant (« La sexualité dans l’œuvre de Montherlant : l’étrange et la peur », « Le mythe tauromachique dans l’œuvre de Montherlant ») et sur Lucien Rebatet (« Les deux étendards ou un trop grand rêve »).

• Alain de Benoist. Né en 1943. Essayiste, philosophe, directeur de Krisis. Derniers ouvrages parus : Demain, la décroissance. Penser l’écologie jusqu’au bout (Edite, 2007), Carl Schmitt. Internationale Bibliographie der Primär- und Sekundärliteratur (Ares, Graz 2010), Des animaux et des hommes. La place de l’homme dans la nature (Alexipharmaque, 2010), Au bord du gouffre. La faillite annoncée du système de l’argent (Krisis, 2011), Mémoire vive. Entretiens avec François Bousquet (Bernard de Fallois, 2012), Édouard Berth ou le socialisme héroïque (Pardès, 2013), Les démons du bien. Du nouvel ordre moral à l’idéologie du genre (Pierre-Guillaume de Roux, 2013), Quatre figures de la Révolution Conservatrice allemande (AAAB, 2014), Le Traité transatlantique et autres menaces (Pierre-Guillaume de Roux).

• Claude Bourrinet. Professeur de lettres modernes dans un collège rural. A récemment publié un Stendhal (Pardès, Grez-sur-Loing 2014).

• Michel Drac. Essayiste, né en 1970. Fondateur du site Scriptoblog et des éditions Le Retour aux sources (2007), il intervient dans de nombreuses revues d’opinions. Il a travaillé comme contrôleur de gestion, après avoir effectué ses études au sein d’une école de commerce. Il est notamment l’auteur de Crise économique ou crise du sens ? (Le Retour aux sources, 2010), Crise ou coup d’État ? (Le Retour aux sources, 2009), La question raciale (Le Retour aux sources, 2009), Chroniques systémiennes (Le Retour aux sources, 2009), Choc et simulacre (2010).

• Philippe Forget. Docteur en philosophie morale et politique. Directeur de la revue L’Art du comprendre. Ses principaux travaux ont trait à la philosophie de la technique, l’anthropologie philosophique, l’herméneutique, les logiques réticulaires et la pensée stratégique. En collaboration avec Gilles Polycarpe, il a publié L’homme machinal (Syros, Paris 1990) et Le  réseau  et  l’infini (Economica, Paris 1997). Conférencier (notamment à l’EHESS), collaborateur de plusieurs revues spécialisées, il est aussi l’auteur de plusieurs entrées du Dictionnaire de stratégie paru aux PUF (collection « Quadrige ») en 2006. Dernier ouvrage paru : Du citoyen et des religions. Liberté, souveraineté et laïcité (Berg international, 2013).

• Jean-François Gautier. Docteur en philosophie. Essayiste, musicologue et historien des sciences. Ancien directeur de l’édition française de l’encyclopédie L’Astronomie, publiée chez Atlas, il a notamment publié L’aventure des sciences. Images des sciences et techniques (avec Yves Beaujard, May, 1988), L’univers existet-il ? (Actes Sud, 1994), Palestrina ou l’esthétique de l’âme du monde (Actes Sud, 1994), La sente s’efface (Le Temps qu’il fait, 1996), Claude Debussy. La musique et le mouvant (Actes Sud, 1997), Logique et pensée médicale (Avenir des sciences, 2002), Le sens de l’histoire. Une histoire du messianisme en politique (Ellipses, 2013), etc.

• Jean-Claude Kaufmann. Né à Rennes en 1948. Sociologue, directeur de recherche au CNRS depuis 2000. Spécialiste de la vie quotidienne, il s’est surtout intéressé à la question de l’identité, ainsi qu’aux thématiques de la subjectivité et de la socialisation. Il est l’auteur de La vie ordinaire (Greco, 1989), Sociologie du couple (PUF, 1993), La femme seule et le prince charmant (Nathan, 1999), Premier matin (Armand Colin, 2002), L’invention de soi. Une théorie de l’identité (Armand Colin, 2004), Quand Je est un autre (Armand Colin, 2008), L’étrange histoire de l’amour heureux (Armand Colin, 2009), La guerre des fesses (Jean-Claude Lattès, 2013), Identités : la bombe à retardement (Textuel, 2014), Un lit pour deux (JeanClaude Lattès, 2015), etc.

• Alain Kimmel. Professeur de civilisation française contemporaine, chargé d’enseignement au Centre international d’études pédagogiques de Sèvres. Il a également enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Université de Paris XII. Rédacteur en chef de la revue Échos, pour comprendre la société française actuelle, dans laquelle il a publié de nombreux articles et dossiers, il a aussi collaboré régulièrement à la revue Le français dans le monde. Auteur de Certaines idées de la France (Diesterweg, 1982), Vous avez dit France ? (Hachette, 1987, 2e éd. 1992), Le nouveau Guide France (Hachette, 1990, 1994 et 1996, en collab. avec Guy Michaud), il a coordonné et présenté les actes du séminaire Temps présent et quotidien (Didier, 2001).

• Jean-François Mattéi. Né à Oran en 1941, décédé à Marseille le 24 mars 2014. Docteur d’État ès lettres, agrégé de philosophie, ancien élève de Pierre Aubenque et de Pierre Boutang, il était depuis 1980 professeur de philosophie grecque et de philosophie politique à l’Université de Nice Sophia Antipolis. En 1996, il avait été élu membre de l’Institut universitaire de France. On lui doit de nombreux ouvrages, parmi lesquels La métaphysique à la limite. Cinq essais sur Heidegger (avec Dominique Janicaud, PUF, 1983), Heidegger et Hölderlin (PUF, 2001), La barbarie intérieure. Essai sur l’immonde moderne (PUF, 1999), La crise du sens (Cécile Defaut, 2006), Le regard vide. Essai sur l’épuisement de la culture européenne (Flammarion, Paris 2007), Le sens de la démesure (Sulliver, 2009), L’identité de l’Europe (avec Chantal Delsol, PUF, 2010), Le procès de l’Europe (PUF, 2011), La puissance du simulacre. Dans les pas de Platon (François Bourin, 2013), L’homme dévasté (Grasset, 2015). L’entretien avec lui publié dans ce numéro a été réalisé quelques mois avant sa disparition.

• Jules Michelet. Historien et écrivain français (1798-1874). Nommé en 1831 chef de la section historique aux Archives nationales, il orienta ses recherches vers le passé national et publia, de 1833 à 1844, les six volumes de son Histoire de France. Il écrivit aussi une Histoire de la Révolution française, en sept volumes (1847-1853). Acquis aux idées démocratiques, cherchant dans l’histoire une « résurrection de la vie intégrale », il considérait l’évolution de l’humanité comme un « puissant travail de soi sur soi ». Familier des formules épiques ou lyriques (« telle est la patrie, tel est l’homme »), son œuvre revêt aussi une dimension poétique et romantique, ce qui ne l’empêche pas de se fonder sur une documentation rigoureuse. Nous publions dans ce numéro un extrait de l’un de ses derniers ouvrages, La France en Europe (1871).

• Michel Mourlet. Né à Bois-Colombes en 1935. Écrivain, journaliste, théoricien du cinéma, ancien directeur de Présence du cinéma (1961-1966). Son article « Sur un art ignoré », paru en août 1959 dans les Cahiers du cinéma, fut à l’origine du mouvement cinéphile « mac-mahonien ». En 1971, il fut aussi le fondateur du journal Matulu. Il a enseigné la théorie de la communication audiovisuelle à l’Université de Paris I durant les années 1980. Depuis novembre 2006, il anime l’émission « Français, mon beau souci » sur Radio-Courtoisie. Il est l’auteur de nombreux essais, romans et pièces de théâtre, parmi lesquels Sur un art ignoré (Table ronde, 1965), Cecil B. DeMille (Seghers, 1968), La chanson de Maguelonne (Table ronde, 1973), Patrice et les bergères (SPL, 1978), La sanglière et autres pièces (Loris Talmart, 1987), Discours de la langue (Loris Talmart, 1989), Le crépuscule de la modernité (Guy Trédaniel, 1989), La guerre des idées (Guy Trédaniel, 1993), Les maux de la langue (Bartillat, 1996), La télévision ou le mythe d’Argus (France-Univers, 2001), Histoire d’un  maléfice (é/dite, 2001), Français,  mon  beau  souci (France-Univers 2009), L’écran éblouissant. Voyages en cinéphilie 1958-2010 (PUF, 2011).

• Fabrice Valclérieux. Universitaire, spécialiste des questions d’éducation et des problèmes relatifs aux relations culturelles internationales. Il a fondé le Groupe d’études pour une nouvelle éducation (GENE) et créé la revue Nouvelle Éducation, dont il fut le rédacteur en chef. Journaliste, il a collaboré au Figaro-Magazine et écrit régulièrement dans la revue Éléments.
• Charles Taylor. Philosophe et sociologue canadien né en 1931 à Montréal. Professeur émérite de science politique et de philosophie à l’Université McGill, où il a enseigné de 1961 à 1997. Après s’être surtout intéressé à la psychologie cognitive, à la théorie du langage, à la signification et à l’interprétation, il a publié de nombreuses études consacrées aux notions de reconnaissance et de multiculturalisme, de communauté et d’identité. En 2007, il a été nommé par le gouvernement québécois coprésident (avec Gérard Bouchard) de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles. Parmi ses ouvrages publiés en français, il faut surtout citer Rapprocher les solitudes. Ecrits sur le fédéralisme et le nationalisme au Canada (Presses de l’Université Laval, 1992), Hegel et la société moderne (Cerf, 1998), Les sources du moi. La formation de l’identité moderne (Seuil, 1998), Multiculturalisme. Différence et démocratie (Aubier, 1993), La liberté des Modernes (PUF, 1999), L’âge séculier (Seuil, 2011). Le texte que nous publions est extrait des Sources du moi.

• Jure Georges Vujic. Écrivain franco-croate, auteur notamment de Fragments de la pensée géopolitique (ITG, Zagreb), Éloge de l’esquive (Ceres, Zagreb), Le terrorisme intellectuel. Bréviaire hérétique (Hasanbegovic, Zagreb), La guerre des mondes. Eurasisme contre atlantisme (Minerve, Zagreb), La  Croatie  et  la  Méditerranée. Aspects géopolitiques (Éditions de l’Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères et des Affaires européennes, Zagreb), Un Ailleurs européen. Hestia sur les rivages de Brooklyn (Avatar, 2011), La modernité à l’épreuve de l’image. L’obsession visuelle de l’Occident (L’Harmattan, 2012).

• Simone Weil. Philosophe et écrivain français (1909-1943). D’abord élève de l’École Normale supérieure et agrégée de philosophie, elle fut successivement ouvrière chez Renault (1934-1935), engagée dans les Brigades internationales (1936) et ouvrière agricole (1941), avant de quitter la France en 1942 pour New York, puis pour Londres, où elle travailla pendant quelque temps dans les bureaux de la France combattante. À l’exception de ses Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale, tous ses livres ont été publiés après sa mort, grâce notamment à Gustave Thibon : La pesanteur et la grâce en 1947, L’enracinement en 1950, La condition ouvrière en 1951, La source grecque en 1953, Oppression et liberté en 1955, Ecrits historiques et politiques en 1960. Nous publions dans ce numéro un extrait de L’enracinement.


Le numéro 40 est en vente au prix de 24.00 euros sur Eléments et Krisis Diffusion


Les contributeurs de ce numéro sur l'identité s’attachent à analyser le concept sous différents angles. Alain Kimmel, par exemple, propose une généalogie historique de l’identité française, quand Jean-François Mattéi porte l’analyse sur le terrain de l’identité européenne. D’autres, Louis Baladier et Michel Mourlet notamment, traitent la question identitaire sous son angle culturel, à travers le prisme du cinéma et de la littérature. Adoptant une approche plus conceptuelle, Alain de Benoist et Jean-Claude Kaufmann questionnent, quant à eux, la notion même d’identité, sur le plan individuel et collectif. L’identité authentique est «ce qui nous permet de toujours changer sans jamais cesser d’être nous-mêmes» (Alain de Benoist).