Retour sur les fondamentaux de la revue


revue Krisis

La revue Krisis a été créée en 1988 par Alain de Benoist, qui en est directeur de publication, assisté depuis 2003 de Thibault Isabel à la rédaction en chef. Ils travaillent avec une équipe de collaborateurs, parmi lesquels Michel Thibault. Ils bénéficient du soutien actif de l' Association des Amis d'Alain de Benoist, dirigée par Gérard Landry. Krisis est une revue pluraliste d'idées et de débats. Elle paraît en mars, juin, septembre et décembre.

 - Comité éditorial -
Pietro Barcellona (Catane)
 Franco Cardini (Florence)
 Agostino Carrino (Rome)
Jean-Marie Legrand (Paris)
Günter Maschke (Franfort/M.)
Kostas Mavrakis (Paris)
Jerónimo Molina (Murcie) 
Paul Piccone (New York )
Costanzo Preve (Turin )
Marco Tarchi (Florence)
Danilo Zolo (Florence)








Le projet éditorial présenté par Alain de Benoist

Fondateur et Directeur de publication de Krisis depuis 1988




revue Krisis

A l'été 1988, Alain de Benoist crée la revue Krisis : « On était en train de changer d'époque. C'était la fin de la modernité, la fin de l'après-guerre. Krisis est une des premières revues postmodernes. Le premier numéro est d'ailleurs sorti un an avant la chute du mur de Berlin ».

Son idée était de créer « une revue de droite et de gauche, d'ailleurs et de nulle part », souhaitant rester fidèle à son principe de "métapolitique", c’est-à-dire à son sens, « la politique vue de loin, le fait de ramener les choses au niveau des principes". "Je voulais favoriser le débat entre les personnes qui n'ont pas l'occasion de débattre entre eux. Par exemple, pour le numéro sur la sexualité, il y avait un face-à-face entre l'éditeur de Sade et Christine Boutin. »

Le texte de présentation du numéro 1 se concluait par ces phrases : « Krisis sera un lieu de débat et de questionnement. On y lira des points de vue différents et souvent opposés. La revue fera largement appel à des personnalités de tous horizons, mais toutes convaincues de la nécessité d'un travail de la pensée. Il s'agit de constituer un lieu où la libre confrontation remplace le choc des intérêts et la guerre des partis pris. Il s'agit de sortir de l'univers de la mode et de la logique de l'exclusion. De subvertir l'axiomatique du rendement par le recours aux idées. De restituer aux événements et aux choses leur dimension de profondeur. De rechercher un dépassement du nihilisme non pas tant au travers de l'Ueberwindung ou de l'Aufhebung hégélienne, mais du côté plutôt de la Verwindung heideggerienne, du surmontement, du s'en remettre. C'est dire que Krisis ne s'intéressera à l'actualité que pour autant que celle-ci s'excédera d'elle-même. Et que sur le plan politique, elle sera de gauche, de droite, du fond des choses et du milieu du monde. Krisis, cela signifie en grec déchirement, jugement, choix, décision. »
En août 2013, à la question "Dans les trois revues que vous avez fondées, Nouvelle École, Éléments et Krisis, vous arrive-t-il de publier des papiers sur lesquels vous êtes en franc désaccord?", Alain de Benoist répondait: "Bien entendu, et tout particulièrement dans Krisis, qui se définit depuis sa création comme une « revue d’idées et de débats ». J’y publie très souvent, non seulement des textes sur lesquels je suis en complet désaccord, mais aussi des tribunes libres dont les auteurs soutiennent des points de vue parfaitement opposés. Il n’y a que comme cela que l’on peut se forger librement une opinion. Dans son essai sur L’argent (1913), Péguy disait très justement qu’« une revue n’est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés ». « La justice, ajoutait-il, consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième. Autrement, je veux dire quand on s’applique à ne mécontenter personne, on tombe dans le système de ces énormes revues qui perdent des millions, ou en gagnent, pour ne rien dire, ou plutôt à ne rien dire. » Ce n’était pas mal vu." 
[...] L’immense majorité des débats se déroule aujourd’hui entre des individus qui affirment partager les mêmes «valeurs». Comme ils tendent à criminaliser les valeurs qu’ils récusent, le débat disparaît de lui-même. En général, ils ne se disputent que sur les meilleurs moyens de parvenir aux mêmes buts. Cela dit, un débat intellectuel n’exige pas seulement que des points de vue opposés soient en présence. Il faut encore que certaines règles soient observées. Que l’on ait assimilé les principes de la disputatio. [...] Le vrai but d’un débat, c’est de clarifier les concepts et de faire progresser le savoir. Cela demande certes de l’érudition, mais aussi un peu d’humilité. Être convaincu d’avoir raison ne doit jamais empêcher de penser que les raisons de l’autre peuvent aussi contenir une part de vérité. Ce n’est pas affaire de tolérance, mais de discernement.

Les propos cités sont ceux d’Alain de Benoist.



Le débat intellectuel dans la revue Krisis



La revue Krisis a été créée en 1988 par Alain de Benoist, qui en est directeur de publication, assisté depuis 2003 de Thibault Isabel à la rédaction en chef.

Au fil des divers numéros publiés depuis 1988, les questionnements abordés par la revue Krisis ont été multiples et dépassent le champ du politique ou du métapolitique : Culture? (1),‎ Évolution? (2),‎ Tradition? (3),‎ Société? (4),‎ Nation? (5),‎ Mythe? (6),‎ Morale? (7-8),‎ Communication? (9),‎ Stratégies? (10-11),‎ L’argent? (12),‎ Europe? (13-14), Écologie? (15),‎ Communauté? (16),‎ Sexualité? (17), Travail? (18),‎ Art/Non-art? (19),‎ L’avenir? (20-21), Fédéralisme? (22),‎ Les Grecs? (23), Technique? (24),  Droit?/Non-droit? (25-26),‎ Origine? (27),‎ Politique? (28),‎ Populisme? (29),‎ Psychologie? (30),‎ Droite/Gauche? (31),‎ Gauche/Droite? (32),‎ La guerre? (33-34),‎ Le chaos? (35),‎ Polythéisme/Monothéisme? (36), Religion? (37), Education? (38), Sciences? (39), Identité? (40), Sexe(s)?/Genre(s)? (41), Socialisme? (42), L'Amérique? (43), Modernité? (44), Progrès? (45), Nation et souveraineté? (46).


Krisis ne cherche pas tant à fournir des réponses qu'à poser des questions. Chaque numéro compte une quinzaine d'articles sur un thème central dont l'intitulé est suivi d'un point d'interrogation. La revue accorde une place importante aux entretiens avec des personnalités, voire aux débats à plusieurs et propose aussi un à deux textes de référence sur le thème choisi 
(rubrique "Le texte")On trouvera fréquemment au sein d'un même numéro, des points de vue opposés sur une question (Contre le partage du travail, entretien avec Didier Motchane / Pour le partage du travail, entretien avec Jacques Robin, Krisis n°18: Le travail?)

Un certain nombre d’intellectuels de notoriété internationale ont participé à la revue Krisis, tous venus d'horizons différents, tant sur un plan disciplinaire que géographique ou idéologique. La revue Krisis a pour objectif le débat intellectuel à propos d'enjeux concernant la France ou, plus largement, l'Europe : une page leur est consacrée ("Auteurs publiés"). 


C'est une revue généraliste de haut niveau, indifférente aux modes, qui s’est d’emblée fixé pour but d’aller à l’essentiel. La revue est tirée à 1500 exemplaires par numéro.


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Extrait du Magazine GQ du mardi 10 mai 2016








L'historique des publications depuis 1988



Krisis : Culture ?, Paris (no 1), été 1988
Krisis : Évolution ?, Paris (no 2), 1989
Krisis : Tradition ?, Paris (no 3), 1989
Krisis : Société ?, Paris (no 4), 1989
Krisis : Nation ?, Paris (no 5), avril 1990
Krisis : Mythe ?, Paris (no 6), octobre 1990
Krisis : Morale ?, Paris (no 7), février 1991
Krisis : Morale (2) ?, Paris (no 8), avril 1991
Krisis : Communication ?, Paris (no 9), octobre 1991
Krisis : Stratégies ?, Paris (no 10-11), avril 1992
Krisis : L’argent ?, Paris (no 12), octobre 1992
Krisis : Europe ?, Paris (no 13-14), avril 1993
Krisis : Écologie ?, Paris (no 15), septembre 1993
Krisis : Communauté ?, Paris (no 16), juin 1994
Krisis : Sexualité ?, Paris (no 17)
Krisis : Travail ?, Paris (no 18), novembre 1995
Krisis : Art/Non-art  ?, Paris (no 19), novembre 1996
Krisis : L’avenir ?, Paris (no 20-21)
Krisis : Fédéralisme ?, Paris (no 22), mars 1999
Krisis : Les Grecs ?, Paris (no 23), juillet 1999
Krisis : Technique ?, Paris (no 24)
Krisis : Droit ?/Non-droit ?, Paris (no 25), novembre 2004
Krisis : Droit ?/Non-droit (2) ?, Paris (no 26), février 2005
Krisis : Origine ?, Paris (no 27), novembre 2005
Krisis : Politique ?, Paris (no 28), juin 2006
Krisis : Populisme ?, Paris (no 29), février 2008
Krisis : Psychologie ?, Paris (no 30), juin 2008
Krisis : Droite/Gauche, Paris (no 31), mai 2009
Krisis : Gauche/Droite ?, Paris (no 32), juin 2009
Krisis : La guerre ?, Paris (no 33), avril 2010
Krisis : La guerre ? (2), Paris (no 34), juin 2010
Krisis : Le chaos ?, Paris (no 35), mai 2011
Krisis : Polythéisme ? Monothéisme ?, Paris (n°36), février 2012
Krisis : Religion ?, Paris (n°37), avril 2012
Krisis : Education ?, Paris (n°38), septembre 2012
Krisis : Sciences ?, Paris (n°39), septembre 2013
Krisis : Identité ?, Paris (n°40), mars 2015
Krisis : Sexe(s) ? / Genre(s) ?, Paris (n°41), septembre 2015
Krisis : Socialisme?, Paris (n°42), décembre 2015
Krisis : L'Amérique ? Paris (n° 43), mars 2016
Krisis : Modernité ? Paris (n° 44), juin 2016
Krisis : Progrès ? Paris (n° 45), septembre 2016
Krisis : Nation et souveraineté ? Paris (n°46), janvier 2017




L'évolution de la revue présentée par Thibault Isabel

Rédacteur en chef de Krisis depuis 1988



En mars 2015, Manuel Valls s’en était pris publiquement à notre groupe éditorial dans sa polémique contre Michel Onfray. Les chiens de garde de la pensée unique l’avaient vite rejoint dans ses aboiements intempestifs. Nous étions accusés de «brouiller les repères» et d’effacer les anciens clivages. Renaud Dély, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, avait alors traité Krisis de revue «élitiste», qui «complexifie» la pensée. Avoir une pensée «complexe» semble donc être une insulte à ses yeux ; c’est dire dans quel état de déliquescence se trouvent nos médias actuels !

En vérité, nous sommes fiers d’œuvrer depuis près de trente ans à une vaste entreprise de réflexion. Des intellectuels de tous les bords se rejoignent pour dénoncer la mort de l’esprit, la crise de la culture et l’arraisonnement du monde à la logique marchande.

Une nouvelle dynamique est en marche. Après de longues années de parution irrégulière, Krisis a pris à la rentrée 2015 un nouveau départ, symbolisé par l’adoption d’une couverture en couleurs et d’un rythme de parution trimestriel. Autour d’Alain de Benoist, l’équipe de rédaction s’est largement étoffée et a professionnalisé ses infrastructures logistiques. La revue dispose désormais de sa propre plateforme de diffusion -Krisis Diffusion- où sont proposés plusieurs formules d'abonnement, ainsi que les anciens numéros de la revue et quelques livres de nos collaborateurs. Nous espérons développer dans les prochains mois cet espace librairie en ligne avec une sélection plus large de titres.



 Thibault Isabel nous présente la revue Krisis



LES RESEAUX SOCIAUX 


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Vous y retrouverez de nombreux extraits des articles publiés dans les colonnes de la revue, parmi lesquels ceux de Michel Maffesoli, Tariq Ramadan, Raphaël Liogier, Jean-François Gautier, François Flahault, Pierre Le Vigan, Jean-Luc Mélenchon, Massimo Cacciari, Emile Poulat, Alain Bauer, Costanzo Preve, Aldo Naouri, Guy Hermet, Dominique Schnapper, Rémi Brague, Charles Taylor, etc.


LES SITES MARCHANDS


Krisis est principalment diffusée via Krisis Diffusion, Eléments et les Amis d'Alain de Benoist.
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